Le 21 juin 2025, l’Autorité de régulation et de contrôle des marchés des substances minérales stratégiques (ARECOMS) a décidé de prolonger jusqu’en septembre la suspension temporaire des exportations de cobalt par la République démocratique du Congo (RDC). Cette mesure, initialement appliquée en février pour une durée de quatre mois, vise à lutter contre la surabondance de stocks sur le marché mondial et à relancer les cours de cette ressource critique, essentielle dans la fabrication des batteries de véhicules électriques.
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Selon Reuters, le principal exportateur au monde suspend les expéditions à cause de niveaux d’inventaire toujours trop élevés. Cette décision précède l’échéance initiale du 22 juin et fixe une nouvelle échéance pour septembre, à l’issue de laquelle les autorités décideront de maintenir, ajuster ou lever l’interdiction.
Cette politique a déjà porté ses fruits : les prix du cobalt ont grimpé d’environ 10 % en Chine, et ont bondi de 45 % à 50 % à la bourse de Londres depuis février, atteignant environ 30 200 $ la tonne sur le London Metal Exchange. ARECOMS explique cette hausse par la volonté de réduire le stock abondant et de permettre un redressement des cours.
Nombre de raffineries chinoises, principales consommatrices, s’appuient encore sur des stocks couvrant 2 à 3 mois de production. Néanmoins, elles commencent à ressentir la pression : analytique SMM prévoit que les inventaires pourraient fondre sensiblement d’ici septembre, relançant une tension sur les approvisionnements
Le manque de cobalt brut pourrait aussi provoquer une envolée du coût des batteries, avec un effet domino sur les prix des véhicules électriques et des appareils électroniques. Par ailleurs, Glencore a déjà dû activer des clauses de force majeure pour certaines de ses livraisons.
Au-delà de la suspension simple, les autorités congolaises envisagent d’instaurer des quotas d’exportation, afin de mieux contrôler le flux de matières premières vers l’étranger. Ce système, soutenu par certains acteurs comme Glencore, est toutefois contesté par d’autres, dont le chinois CMOC, qui milite pour un retour à la normale.
Les discussions sont en cours pour déterminer les allocations entre sociétés minières étrangères et locales, dans un contexte de divergences internes, où certains craignent une baisse des recettes et une reprise de l’économie informelle .







