L’association Grassroots Economics se lance dans la virtualisation d’une monnaie dite safaru pour apporter un appui financier aux populations marginalisées. Cette association à but non lucratif cherche à donner aux communautés marginalisées les moyens de prendre en charge leurs propres moyens de subsistance et leur avenir économique. Accessible, leur projet monétaire s’est répandu dans plusieurs villes du pays. le sarafu fait désormais parti de la vie quotidienne des habitants.
Cette monnaie virtuelle ne peut être dépensée que chez les commerçants. Une façon de leur fournir un revenu solide. Et les transactions se font entre numéro de téléphone. Un intérêt de 2 % calculé sur le solde des utilisateurs est prélevé chaque mois puis redistribué. Car plus les utilisateurs commercent en sarafu, plus ils en reçoivent. La monnaie virtuelle permet aussi aux habitants de pouvoir échanger leurs biens et services sans dépendre de la monnaie nationale.
Cependant, Il n’est pas encore possible d’échanger les sarafu contre des shillings kényans. Une contrainte pour les commerçants. Alors, certains commerçants ont trouvé une solution : accepter la moitié des paiements en sarafu et l’autre moitié en shillings kényans. Tous espèrent que plus de commerces rejoindront l’initiative.
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