La région Afar, au nord-est de l’Éthiopie, continue de livrer des trésors archéologiques majeurs. Cinquante ans après la découverte du célèbre squelette de Lucy (Australopithecus afarensis) en 1974, des chercheurs viennent de mettre au jour de nouveaux fossiles particulièrement significatifs. Treize dents fossilisées, datées entre 2,8 et 2,6 millions d’années, ont été exhumées sur le site de Ledi Geraru, situé dans ce que l’on appelle communément le « berceau de l’humanité ».
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Ces restes comprennent six molaires, deux incisives, une prémolaire et une canine. Selon une étude publiée cette semaine par l’équipe de l’anthropologue Brian Villmoare, ces fossiles appartiennent à deux individus distincts : l’un rattaché à une espèce d’homo primitif, l’autre à une espèce d’australopithèque jusqu’alors inconnue.
Cette découverte vient enrichir notre compréhension de l’évolution humaine. Elle suggère que la transition entre les australopithèques et les premiers représentants du genre Homo n’a pas suivi une progression linéaire, mais s’est inscrite dans une diversité d’espèces coexistant à des périodes clés. En d’autres termes, plusieurs branches de l’arbre évolutif humain auraient émergé et disparu avant l’apparition de l’Homo sapiens.
Le site de Ledi Geraru s’impose désormais comme un haut lieu de la paléoanthropologie. Déjà en 2015, des chercheurs y avaient identifié une mâchoire datée de 2,8 millions d’années, considérée comme l’un des plus anciens fossiles du genre Homo. Ces nouvelles trouvailles renforcent l’idée que la région Afar constitue une zone cruciale pour retracer les origines de l’humanité.







