La durée d’une journée terrestre ne cesse de diminuer : en été 2025, certains jours comme le 9, le 22 juillet et le 5 août dureront jusqu’à 1,5 milliseconde de moins que la normale, selon l’International Earth Rotation and Reference Systems Service (IERS). Ce phénomène, bien que discret (totalement imperceptible à notre échelle) représente un véritable casse-tête pour les systèmes de mesure du temps : GPS, satellites, réseaux réseaux informatiques et militaires reposent sur une précision extrême.
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Les explications demeurent insatisfaisantes. Facteur principal : la Lune. Dans sa trajectoire elliptique et inclinée, elle exerce un effet similaire à celui d’un patineur ramenant ses bras pour tourner plus vite – sa position en juillet et août rapprochée des pôles contribue à accélérer légèrement la rotation terrestre.
Mais plusieurs autres influences s’ajoutent :
Déséquilibres océaniques et atmosphériques : des modèles montrent un transfert d’élan dû aux variations de flux aériens estivaux.
Mouvements internes de la Terre, y compris la dynamique du noyau liquide.
Réchauffement climatique : la fonte des glaciers redistribue la masse, mais cet effet ralentit plutôt la rotation.
Depuis 2020, ces accélérations deviennent plus marquées, trop pour être expliquées uniquement par l’atmosphère ou l’océan, selon Christian Bizouard (IERS).
L’accélération constante pourrait nécessiter, dès 2029, l’introduction d’une seconde intercalaire négative : pour la première fois, on enlèverait une seconde à l’UTC pour compenser. Une telle décision serait historique, et redoutée pour ses impacts sur les systèmes informatiques.
Rassurez-vous : ces variations resteront dans la microseconde et n’affecteront jamais notre quotidien. Mais elles rappellent à quel point la Terre est un système dynamique, imparfaitement compris malgré des siècles de mesure.







