Au Nigeria, la pratique traditionnelle consistant à jeter des billets de banque lors de célébrations, connue sous le nom de « naira spraying », est de plus en plus réprimée par les autorités. Cette coutume, bien que populaire, est considérée comme une infraction à la loi nigériane, entraînant des sanctions sévères pour ceux qui s’y adonnent.
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En avril 2024, l’influenceuse nigériane Bobrisky, de son vrai nom Idris Okuneye, a été condamnée à six mois de prison pour avoir jeté environ 400 000 nairas (environ 240 euros) en l’air lors d’un événement mondain. Le juge a estimé que cet acte portait atteinte à l’image du pays. Bobrisky, figure emblématique de la communauté LGBTQ+ au Nigeria, a étudié au King’s College de Lagos et à l’université de Lagos, où elle a obtenu une licence en comptabilité. Elle est devenue célèbre grâce à sa présence sur les réseaux sociaux, notamment Instagram, Snapchat et TikTok, où elle compte des millions de followers. En 2024, elle a été désignée Femme la plus élégante du Nigeria.
La répression de cette pratique ne se limite pas aux individus. Un propriétaire de boîte de nuit a également été condamné à une amende de 10 millions de nairas (environ 6 000 euros) pour avoir permis le « naira spraying » dans son établissement. La Banque centrale du Nigeria a renforcé l’application de cette interdiction, soulignant que danser ou marcher sur le naira constitue un acte dégradant.
Face à cette répression accrue, certaines célébrités nigérianes ont annoncé qu’elles cesseraient cette pratique pour éviter des sanctions. Cependant, malgré les interdictions, le « naira spraying » continue discrètement dans certaines zones de Lagos, notamment à Lekki, où les clients de clubs de strip-tease continuent d’arroser les danseuses de billets, défiant ainsi les autorités.







