La mort tragique de Nkanu Nnamdi, l’un des deux fils jumeaux de l’écrivaine nigériane Chimamanda Ngozi Adichie, a déclenché une vive polémique sur l’état du système sanitaire au Nigeria. L’enfant de 21 mois est décédé le 7 janvier 2026 dans un hôpital privé de Lagos, et l’auteure internationalement reconnue a publiquement dénoncé ce qu’elle qualifie de « négligence criminelle » et de dysfonctionnements alarmants du secteur de la santé dans son pays.
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Le petit Nkanu avait été admis pour traitement d’une infection aiguë, alors que la famille se trouvait au Nigeria pour les vacances de fin d’année. Initialement pris en charge dans un établissement pédiatrique local, il avait été transféré vers l’hôpital privé Euracare pour des examens plus poussés — notamment une ponction lombaire et une IRM — en vue d’une évacuation médicale vers les États‑Unis, où la famille réside une grande partie du temps.
Dans une communication devenue publique malgré son caractère privé, l’auteure a affirmé que son fils avait reçu une dose excessive de sédatif (propofol), administrée par un anesthésiste, sans surveillance adéquate. Selon le récit de la famille, Nkanu aurait ensuite subi des convulsions, un arrêt cardiaque et un manque d’oxygène, qui l’auraient conduit à la mort.
L’hôpital concerné a démenti toute faute grave, assurant avoir suivi les standards cliniques internationaux et affirmant que l’enfant était déjà dans un état critique à son admission. Une enquête interne a été promise par l’établissement, tandis que les autorités sanitaires locales ont annoncé l’ouverture d’une enquête officielle.
La famille d’Adichie, par l’intermédiaire de ses avocats, a assigné l’hôpital en justice et demandé la transmission de l’ensemble des dossiers médicaux, des enregistrements vidéo et d’autres preuves cruciales pour faire la lumière sur les circonstances de ce décès.







