La Chine vient de franchir une étape majeure dans sa quête d’indépendance financière internationale. À l’occasion d’une réunion des BRICS, elle a officiellement lancé un plan pour promouvoir son propre système de paiement, destiné à concurrencer les réseaux traditionnels dominés par l’Occident, tels que SWIFT et Visa. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de « dédollarisation » portée par le groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) et leurs nouveaux partenaires comme l’Arabie Saoudite et l’Iran.
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Le projet chinois repose principalement sur l’extension de son système national CIPS (Cross-Border Interbank Payment System), déjà en activité depuis 2015, ainsi que sur la promotion du yuan numérique, une monnaie numérique de banque centrale (MNBC). Ce double levier vise à renforcer l’utilisation du yuan dans les transactions internationales, notamment dans le commerce énergétique, un secteur stratégique pour Pékin.
Ce plan intervient dans un contexte où la Russie, confrontée aux sanctions occidentales, s’est fortement tournée vers le CIPS pour échapper aux restrictions du réseau SWIFT. D’autres pays du Sud global, attirés par la perspective d’un système de paiement alternatif moins dépendant des États-Unis, montrent également de l’intérêt pour cette initiative.
La Chine ambitionne ainsi de rendre les échanges au sein des BRICS plus autonomes et résilients face aux pressions géopolitiques. Selon plusieurs analystes, si ce projet parvient à s’imposer, il pourrait accélérer la fragmentation du système financier mondial et marquer un tournant dans l’ordre économique international.
Les experts notent toutefois que pour réussir, Pékin devra surmonter plusieurs défis, notamment renforcer la confiance internationale dans sa monnaie, garantir la sécurité des transactions, et convaincre ses partenaires d’adopter massivement ses infrastructures de paiement.
Alors que les États-Unis poursuivent leur politique de sanctions économiques, la volonté des BRICS de bâtir une architecture financière alternative pourrait redéfinir les règles du commerce mondial dans les années à venir.







