En 2025, la Chine a injecté 39 milliards de dollars en Afrique dans le cadre de son Initiative « Belt & Road », dont 21 milliards ciblés sur le Nigeria, selon un rapport de l’Université de Griffith relayé par RFI. Une offensive jamais vue, concentrée sur quelques pays majeurs – tandis que d’autres, comme le Cameroun ou la Tanzanie, se retrouvent presque marginalisés.
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L’Afrique apparaît donc comme le terrain de jeu privilégié de Pékin cette année, la part africaine du BRI dépassant celle d’Asie centrale (25 milliards) ou d’Asie du Sud-Est (11,3 milliards) . Le Nigeria, géant démographique et économique du continent, figure en tête des récipiendaires. Près de la moitié des investissements chinois (54 %) y sont canalisés, notamment dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures et des ressources naturelles.
Pour le Nigeria, c’est un coup de boost : pipeline gazier, centrales électriques, routes, ports… Cette manne surprend dans un contexte national en tension, entre inflation galopante, dette élevée et insécurité persistante. Si Pékin met en avant une stratégie dite « win-win », les critiques africaines évoquent des projets souvent sans retombées réelles pour les populations et pouvant renforcer une dépendance économique malsaine.







