Dans la nuit du 21 au 22 juin 2025, les États-Unis ont lancé l’opération “Marteau de minuit”, visant les sites nucléaires iraniens de Fordo, Natanz et Ispahan, avec un déploiement massif de 125 appareils, dont sept bombardiers B‑2, appuyés par des missiles Tomahawk lancés depuis un sous‑marin dans le Golfe Persique. Donald Trump a rapidement salué l’action comme un « succès total », sans toutefois informer le Congrès ni obtenir son aval préalable.
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Cette initiative unilatérale a déclenché une onde de choc dans la sphère politique américaine. Des figures démocrates de premier plan, telles qu’Alexandria Ocasio‑Cortez, mais aussi le sénateur Tim Kaine, ont dénoncé la démarche. Kaine a introduit une résolution pour restreindre la capacité du président à engager des actions militaires sans l’autorisation explicite du Congrès. De son côté, Chuck Schumer, chef de la minorité au Sénat, a critiqué vertement le bypass du Congrès, tout en exprimant des réserves sur l’opportunité de l’opération.
Le débat s’intensifie autour du respect du War Powers Act, qui impose que toute action militaire significative doit être approuvée au préalable par le Congrès, sauf en cas d’attaque imminente. Or, les représentants démocrates ont affirmé ne pas avoir été ni consultés ni informés avant le déclenchement de l’opération, accusant la Maison‑Blanche de briser les usages constitutionnels.
Au-delà de la dimension légale, certains commentateurs évoquent la possibilité d’entamer une procédure de destitution (« impeachment ») à l’encontre de Trump pour « abus de pouvoir ». Un parallèle avec les cas précédents (Ukraine en 2019, insurrection du Capitole en 2021) est inévitable. Néanmoins, une telle procédure nécessiterait une majorité à la Chambre et un soutien suffisant au Sénat, ce qui semble improbable à brève échéance.
Crucialement, des voix comme celle d’Elizabeth Warren ou Bernie Sanders soutiennent l’idée d’une caution du Congrès avant toute guerre, rappelant les drames du passé (Irak, Syrie). Mais des démocrates centristes, comme Schumer ou Fetterman, refusent de condamner l’opération de fond, tout en regrettant le manque de transparence







