Les autorités américaines ont confirmé avoir révoqué plus de 6.000 visas d’étudiants étrangers depuis la mise en place de nouvelles mesures de contrôle migratoire. L’information, révélée par un responsable du département d’État sous couvert d’anonymat, met en lumière l’impact direct du durcissement des politiques initiées par l’administration Trump et poursuivies sous l’actuelle équipe dirigeante.
À lire aussi : Zimbabwe : le Japon accorde 1,3 million de dollars pour soutenir la sécurité alimentaire
Selon cette source, la majorité des révocations concernent des cas de dépassement de la durée de séjour autorisée ou des violations de la loi. Environ 4.000 étudiants se seraient ainsi vu retirer leur visa après avoir été accusés d’infractions allant de la conduite en état d’ivresse à des agressions, en passant par des cambriolages ou, dans certains cas plus sensibles, pour des soupçons de soutien à des activités terroristes.
Mais au-delà des motifs judiciaires, la décision touche également le terrain politique. Le secrétaire d’État Marco Rubio a confirmé que certains retraits de visas visaient des étudiants ayant participé à des manifestations contre l’offensive israélienne à Gaza. En mars dernier, il avait lui-même déclaré procéder à des révocations « quotidiennes », ciblant en particulier les étrangers engagés dans des mouvements militants.
Cette politique marque une inflexion notable par rapport aux années précédentes, où les visas étudiants représentaient l’un des principaux vecteurs de mobilité internationale vers les États-Unis. Chaque année, plus d’un million d’étudiants étrangers poursuivaient leur formation sur le sol américain, contribuant à la diversité académique et à l’économie du pays. La révocation massive de visas suscite donc des inquiétudes parmi les universités, qui redoutent une baisse de l’attractivité du pays face à des destinations concurrentes comme le Canada, le Royaume-Uni ou l’Australie.
Pour les étudiants concernés, les conséquences sont immédiates : obligation de quitter le territoire, interruption des études et incertitudes sur un éventuel retour. Dans un contexte où les relations internationales sont déjà tendues, cette mesure risque de renforcer le débat sur la place des étudiants étrangers dans la société américaine.







