Le nom du prochain président des États-Unis sera connu le 3 novembre prochain. A l’approche du jour du scrutin, de nombreux instituts de sondages américains ont conclu que le démocrate Joe Biden était en tête. En effet, 51 % des américains ont exprimé leur intention de voter pour le représentant du parti démocrate contre 43 % pour Donald Trump. Le dernier débat ne semble pas renverser la tendance. Mais retenons trois choses :
1. Cela peut sonner comme une évidence mais, un sondage n’est pas forcément représentatif de la pensée de toute une population ;

2. Entre l’intention et l’acte, il peut y avoir un écart ;

3. Et surtout, aux États-Unis, avoir plus de votes ne fait pas forcément d’un candidat le vainqueur. Rappelez vous, en 2016, tous les sondages plaçaient la démocrate Hillary Clinton en tête. Et à l’issue du scrutin elle avait comptabilisé plus de trois millions de voix que Donald Trump, et pourtant c’est ce dernier qui est sorti gagnant.
Ceci s’explique par le fait que le système électoral américain est un suffrage universel indirect. Ce qui compte réellement ce n’est pas le vote populaire mais plutôt l’endroit où il est gagné. Les américains votent État par État de grands électeurs qui eux, se chargent d’élire le président. Et le gagnant sera celui qui comptabilisera au moins 270 voix parmi les 538 grands électeurs qui composent le collège électoral.
Il s’agirait alors de savoir qui dans les États clés, remportera le plus de voix. Mais, petite précision, même en suivant cette logique, les sondages prédisent que c’est Joe Biden qui est susceptible de gagner avec une grande avancée dans les États clés tels que le Michigan, la Pennsylvanie et le Wisconsin entre autres. Le compte à rebours est lancé et le temps sera le meilleur juge.








