Le 17 mars 2025, le Niger et le Burkina Faso ont officiellement annoncé leur retrait de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), marquant une rupture significative avec cette institution qui promeut la langue française et la coopération entre ses membres.
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Le gouvernement nigérien a communiqué sa décision par une lettre adressée aux ambassadeurs, dans laquelle il affirme avoir « décidé souverainement du retrait du Niger de l’Organisation internationale de la Francophonie ». Cette annonce survient après la suspension du Niger de l’OIF à la suite du coup d’État militaire de juillet 2023, qui avait renversé le président Mohamed Bazoum.
Le Burkina Faso, également dirigé par un régime militaire depuis les coups d’État de 2022, a suivi la même voie en se retirant de l’OIF. Ces décisions reflètent une volonté commune de ces nations de redéfinir leurs alliances internationales et de s’éloigner des institutions perçues comme liées à l’influence occidentale.
Ces retraits s’inscrivent dans une série de ruptures avec les organisations internationales. En janvier 2025, le Niger et le Burkina Faso, aux côtés du Mali, avaient déjà quitté la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour former l’Alliance des États du Sahel (AES), une confédération visant à renforcer leur souveraineté et leur coopération régionale.
L’OIF, fondée en 1970 à Niamey, capitale du Niger, regroupe 88 États et gouvernements principalement francophones. Le retrait de ces deux pays, où le français demeure la langue officielle, pose des questions sur l’avenir de la francophonie en Afrique de l’Ouest et sur l’influence de la France dans cette région.
L’OIF a exprimé son regret face à ces décisions, tout en affirmant respecter la souveraineté de chaque nation. Ces retraits pourraient inciter l’organisation à repenser son rôle et ses relations avec ses membres africains, notamment ceux confrontés à des transitions politiques complexes.
Le retrait du Niger et du Burkina Faso de l’OIF illustre une tendance croissante de certains pays africains à redéfinir leurs partenariats internationaux, privilégiant des alliances régionales et une affirmation accrue de leur souveraineté.







