Le 4 juin 2025, le président américain Donald Trump a signé une nouvelle proclamation instaurant un « travel ban » visant l’entrée aux États-Unis pour les ressortissants de 12 pays jugés à haut risque : Afghanistan, Myanmar, Tchad, République du Congo, Guinée équatoriale, Érythrée, Haïti, Iran, Libye, Somalie, Soudan et Yémen. Cette même proclamation impose des restrictions partielles à sept autres nations, dont Cuba et le Venezuela.
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La mesure, annoncée le 4 juin pour une entrée en vigueur le 9 juin 2025, ne révoque pas les visas déjà délivrés, mais suspend les nouvelles demandes incluant touristes, étudiants et certaines catégories de résidents permanents. Trump justifie cette décision par des « menaces terroristes étrangères », des lacunes dans la vérification des voyageurs, et des taux élevés de dépassement de séjour .
Comparée à son précédent « travel ban » (2017–2021), cette version s’étend désormais à des pays africains et haïtiens, marquant une diversification géographique du ciblage. Toutefois, des exemptions sont prévues pour :
les résidents permanents (“green card”) ;
les détenteurs de double nationalité ;
certains réfugiés reconnus ;
des alliés afghans identifiés ;
des athlètes en lice pour des événements sportifs majeurs comme la Coupe du Monde 2026 ou les JO de 2028.
Sur le plan international, cette mesure a provoqué de vives réactions : le Tchad a suspendu la délivrance de visas aux citoyens américains, tandis que l’Union africaine s’inquiète des conséquences sur les échanges éducatifs, commerciaux et diplomatiques . De nombreux observateurs qualifient le texte de discriminatoire et récriminent un retour aux méthodes d’exclusion du premier mandat de Trump.
Les défenseurs des droits civiques anticipent des recours juridiques, mais certains notent que ce nouvel arrêté est mieux argumenté pour résister aux provocations judiciaires . Sur le plan diplomatique, seuls les échanges concernant les visas étudiants et les programmes d’échange pourraient en pâtir, les bénéficiaires exprimant déjà leur crainte et leur anxiété quant à l’avenir







