Vous connaissez Mariusca Moukengue ? Elle est la slameuse la plus connue du Congo et est également chanteuse, comédienne, critique d’art et formatrice. Une artiste aux multiples facettes que l’Institut français du Congo a pris plaisir de nous peindre à travers un court-métrage de 12 minutes, accompagné d’un concert live de 27 minutes.
À travers une co-réalisation d’Ori Huchi Kozia Kayser, Flore Onissah et Big Kloz, ce documentaire montre comment le slam a été sa thérapie après les violences physiques qu’elle a subies.
« Je voulais écrire, mais tout était noir. Je voulais juste slamer, mais tout était noir. Je voulais salir ma feuille blanche, mais tout était noir. Je voulais expier ces mots qui se bagarraient dans ma caboche, mais tout était noir… Le corps allongé, j’étais encore sous traitement lyrical. Donc, je voulais faire ma slamo-thérapie matinale, mais tout était noir pour celle qui a connu la violence dans sa chair », a narré, celle qui croit en la force des mots, la puissance de l’amour, la magie du partage.
Durant le film, elle appelle à se challenger soi-même sans cesse, ne jamais baisser les bras.
Après nous avoir conté certaines de ses journées, l’artiste congolaise déclame, tour à tour, plusieurs titres, à savoir : Poésie déesse, Slamourail, Cléomatre, Le monde est africain, Slamotema, Cimetière hydraulique.
Une production qu’il faut absolument regarder.







