Première professionnelle noire du 7ème art sur le continent africain, Zalika Souley est décédée des suites d’une longue maladie ce mardi dernier à Niamey.
La Rédaction Vudaf, estimant que c’est une légende qui mérite d’être louée en a profité pour lui rendre hommage.
Zalika Souley était une pionnière et un modèle, jusqu’à nos jours, pour les actrices africaines. Attirée toute jeune par le cinéma, elle a 19 ans à peine lorsqu’elle se lance dans cet art en 1966 avec un premier rôle dans le « Retour d’un aventurier », du réalisateur nigérien Moustapha Alassane.
Elle s’est attirée les foudres de son entourage mais a continué de poursuivre sa passion à tout prix.
Zalika a ensuite interprété de nombreux rôles féminins tels que « Cabascabo » (1969) où elle incarnait l’amante d’un vétéran de la guerre du Vietnam ; « Le Wazzou polygame » (1970), où, ivre de jalousie, l’actrice qui ciblait la troisième nouvelle épouse de son mari, assassinait par erreur sa demoiselle d’honneur ou encore « Si les cavaliers » (1982) dans lequel elle incarnait une espionne à la solde de colons français.

Elle a également tourné en 2011 dans la fameuse série malienne « Les concessions ».
Elle s’est également vu octroyer des consécrations dont L’Etalon de Yennenga au tout premier Fespaco en 1972 et le prix de la critique internationale au Festival du film francophone de Dinard la même année,
Ses périodes de gloire ont tellement été mémorables qu’en 2003, la réalisatrice nigérienne Rahmatou Keïta lui a consacré un documentaire Allèèssi, une actrice africaine.
La doyenne du cinéma avait une fois confié à un magazine ivoirien que ce qu’elle avait toujours reçu et qui valait à ses yeux plus que l’argent était l’honneur. On espère donc que le ciel le lui rendra et à juste titre puisqu’elle aura inspiré de nombreuses actrices africaines.







