Depuis des années, les débats autour des jeux vidéo ont fait rage, mais une nouvelle étude vient ajouter une dimension inattendue à la conversation : la perte auditive. Publiée dans le prestigieux BMJ Public Health, cette étude pointe du doigt les dangers pour l’ouïe des joueurs passionnés.
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Dans nos souvenirs, jouer à des jeux vidéo se limitait à une petite télévision cathodique, le son réduit au minimum pour ne pas réveiller la maison. Aujourd’hui, c’est une toute autre histoire. Les joueurs disposent de systèmes audio sophistiqués et de casques dédiés, plongeant tête la première dans des expériences sonores immersives.
Lauren K. Dillard, de la Medical University of South Carolina, souligne qu’il existe un lien entre la pratique du jeu vidéo, le volume sonore et les risques de perte auditive. Avec l’utilisation fréquente de casques audio et des sessions de jeu prolongées, le danger est bien réel. L’Organisation mondiale de la santé estime qu’un adulte peut tolérer jusqu’à 95 dB pendant un peu plus d’une heure chaque jour sans risque de dommages auditifs.
L’étude, menée sur plus de 50 000 joueurs dans une dizaine de pays, révèle que le volume moyen des écouteurs lors de jeux de tir, comme Call of Duty, oscille entre 88,5 et 91,2 dB. Les sons impulsifs peuvent même atteindre des pics de 119 dB.
Les auteurs de l’étude soulignent la nécessité d’initiatives éducatives pour sensibiliser les joueurs aux risques potentiels et promouvoir une écoute sûre. Cependant, il est important de rappeler que tout abus de volume sonore, qu’il s’agisse de jeux vidéo ou non, peut causer des dommages auditifs.
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