Je ne veux pas paraître rabat-joie, mais on est vraiment à coté de la plaque. Une fois, dans l’année, une fois sur les 365 jours, on dit aux femmes qu’on les aime, car elles sont les mères, les épouses, les sœurs… Après le 8 mars, retour aux violences conjugales, aux viols, à la discrimination qui sont notre quotidien. De toute façon, cette journée ne commémore pas la femme en tant que telle, mais il s’agit de la » Journée Internationale des Droits des Femmes », c’est très différent !
Le 8 mars, qu’est-ce que c’est ?

La date du 8 mars, comme journée internationale des droits des femmes a été proposée pour la première fois en 1910, lors de la Conférence Internationale des Femmes Socialistes, par Clara Zetkin, et s’inscrit alors dans une perspective révolutionnaire. La date fut réinvestie dans la lutte féministe des années 1970 et la « Journée Internationale des Droits des Femmes » est officiellement reconnue par les Nations unies en 1977. C’est le produit d’une lutte acharnée pour que les droits des femmes soient enfin reconnus mais pas une belle intention, vide de sens qui célèbre La femme. La mère, l’épouse, la sœur que le monde commémore. Avant toute cette catégorisation, il y a le combat pour la condition féminine en général qui a encore énormément de défis à relever. L’excision existe toujours sous nos cieux, l’égalité des salaires pour les mêmes compétences est un mythe, les violences conjugales ne cessent de grimper.
Pendant une journée, on reçoit des roses, des mots doux pour nous faire comprendre qu’on est choyés et que cette journée est à notre honneur. Qu’en est-il de ces combats qu’il faut mener les 364 autres jours de l’année ? Qu’en est-il de la solidarité féminine, qui est également une grande mascarade ? Les femmes sont celles qui font souffrir les femmes, les femmes sont les premières à maltraiter les femmes.
C’est une belle intention de célébrer la garante de l’humanité, de faire une petite pause et de dire merci, mais n’oublions pas qu’il y a des défis à relever au quotidien qui ne peuvent plus attendre.
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