Babacar Mbaye Diouf, 38 ans, est un artiste peintre sénégalais diplômé de l’École des Beaux-Arts de Dakar et de l’Institut Supérieur des Arts et des Cultures de Dakar (ISAC).

Sa carrière internationale a démarré en 2010 grâce à DAK’ART Off. En 2014, il participe à Dakar, dans le Off de la Biennale, à la grande exposition « Imago Mundi », de la collection Luciano Benetton. En 2016, il expose dans le Off de la Biennale à La Galerie Africaine, dirigée par Aude Minart et est aussi invité à participer à l’exposition internationale « Réenchantement » de DAK’ART, sous le commissariat de Simon Njami.

En 2017 il participe à l’exposition « Trésors de l’Islam en Afrique, de Tombouctou à Zanzibar », à l’Institut du monde arabe de Paris. Il est également lauréat des Jeux de la Francophonie à Abidjan, il remporte la médaille d’argent avec une œuvre représentant un gigantesque cercle blanc, à l’allure d’une lune. Il est représenté par La Galerie Africaine à Paris et a également été parmi les lauréats des VIIIes Jeux de la Francophonie à Abidjan
Ses peintures, quasi monochromes, conjuguent arts plastiques et écriture, « créant un rythme, une musicalité subtile, un univers de signes, de personnages, de corps, de traces d’encre afin de créer un ensemble harmonieux et soudé. »

Il a expliqué, dans un entretien accordé au Magazine Le Point, que son travail s’inspire de la richesse graphique des signes de l’écriture arabe avec laquelle il a été familière dès son enfance. « Aujourd’hui, mes aspirations visuelles se souviennent de ces signes, et cela vient renforcer ma démarche. Je n’écris pas des lettres qu’on peut lire, mais je m’inspire de leur richesse graphique dans leurs spécificités verticale, horizontale et oblique ».

Il confie, toujours dans le même entretien que pour lui, « l’art est un vecteur essentiel dans la lutte pour la mise en valeur des richesses de l’islam dans sa globalité. Et c’est très important que des artistes assument leur appartenance religieuse et y puisent une énergie pure pour nourrir leur création contemporaine. »

Babacar Mbaye Diouf considère la civilisation islamique comme étant une richesse de l’humanité et n’hésite pas à nous le montrer dans ses oeuvres qui traitent souvent de thèmes tels que l’éducation spirituelle, à la purification du cœur et de l’âme conformément au respect des modèles du soufi.
D’ailleurs, récemment, il a présenté une exposition intitulée perles de lumières. Un hommage qu’il a rendu à la spiritualité d’une manière générale, et plus particulièrement la Tijaniya. Il y a présentée un chapelet de 100 perles avec les 99 noms de Dieu, qui fait environ 700 kg de bronze. Du jamais vu !








