Rasmané Ouédraogo, figure emblématique du cinéma burkinabè, a marqué l’histoire en participant aux trois films burkinabè ayant remporté l’Étalon d’or de Yennenga au FESPACO : « Tilaï » d’Idrissa Ouédraogo en 1991, « Buud Yam » de Gaston Kaboré en 1997, et plus récemment, « Katanga, la danse des scorpions » de Dani Kouyaté en 2025.
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Rasmané Ouédraogo, également connu sous le nom de Ladji, a débuté sa carrière cinématographique de manière fortuite. Initialement réalisateur et producteur, il s’est retrouvé acteur par accident lors de ses études à l’Institut africain d’éducation cinématographique (INAFEC). Sa première expérience remonte à 1974 aux côtés de Sotigui Kouyaté dans « La rivière qui mange les yeux ». Cependant, c’est en 1980, en remplaçant un acteur défaillant dans un film d’école intitulé « Je viens de Bokin à Saaba », qu’il a véritablement pris conscience de sa vocation d’acteur.
Le succès de Rasmané Ouédraogo est en grande partie attribué à ses collaborations avec des réalisateurs visionnaires. Il souligne avoir eu la chance de travailler avec de grands réalisateurs porteurs de projets ambitieux. Cette synergie a conduit à la création de chefs-d’œuvre cinématographiques reconnus sur la scène internationale.
La 29e édition du FESPACO a couronné « Katanga, la danse des scorpions » de Dani Kouyaté, un film dans lequel Rasmané Ouédraogo tient un rôle majeur. Ce sacre est une reconnaissance du talent et de la résilience du cinéma burkinabè, malgré les défis auxquels il est confronté. Pour Rasmané, le simple fait d’avoir pu organiser cette édition du festival est déjà une victoire en soi, compte tenu des contextes difficiles.
Fort de son expérience, Rasmané Ouédraogo nourrit une vision optimiste pour l’avenir du cinéma au Burkina Faso. Il aspire à voir émerger une nouvelle génération de cinéastes qui perpétueront l’héritage de leurs prédécesseurs tout en innovant. Son engagement en tant qu’enseignant à l’ISIS témoigne de sa volonté de transmettre son savoir et d’encadrer les talents de demain.







