Il a choisi la photographie pour se raconter lui-même mais aussi raconter la belle histoire de l’Afrique à travers des images. Sa vie mérite d’être contée. Étant atteint d’une paralysie des jambes incurable selon la médecine occidentale qui sera finalement guérie par son grand-père, médecin traditionnel.
S’il est exclu par ses parents des albums de famille, l’autoportrait sera sa marque de fabrique et sa manière de faire de son métier. Le parcours ouvre sur des archives inédites de son studio et ses premiers autoportraits dans les années 1970 à 1990 inspirés par les magazines de la pop culture.
Samuel Fosso est né à Kumba, au Cameroun, en 1962. Très jeune orphelin de mère, il est recueilli par sa grand-mère et son grand-père, guérisseur traditionnel, alors qu’éclate la guerre du Biafra. À 13 ans, il ouvre son premier studio. Il utilisait les restes de pellicules pour se mettre en scène dans des autoportraits qu’il tirait des magazines de mode.
Cette notoriété grandissante se construit autour de ses autoportraits teintés d’humour. Les premiers, en noir et blanc, ont été réalisés dans les années 1970. Inspiré par le style des jeunes Africains-Américains qu’il peut voir dans des magazines.
« On m’a découvert grâce aux autoportraits, et depuis je ne fais que cela, explique Fosso. Mon désir, c’est de représenter l’archive africaine ». Un objectif qu’il a atteint puisqu’aujourd’hui, le photographe camerounais est mondialement connu grâce à ses clichés qui valorisent le continent.
Voici quelques clichés pour le plaisir des yeux
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