Le biama, nouveau phénomène musical ivoirien, s’impose comme l’héritier audacieux du coupé-décalé. Né dans les quartiers populaires de Yopougon, ce genre musical fusionne rythmes effrénés, chorégraphies virales et une esthétique urbaine décomplexée.
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Le biama émerge en 2017 avec des artistes comme Safarel Obiang, mais c’est en 2021 qu’il prend son envol grâce à des figures telles que Zadi The King, Dydy Yeman, Azazou Satellite et Roma Chiyaya. Le genre se caractérise par des tempos rapides, atteignant jusqu’à 160 bpm, et des danses saccadées, héritées du coupé-décalé mais réinventées pour une nouvelle génération.
Le succès du biama repose en grande partie sur sa diffusion via les réseaux sociaux, notamment TikTok. Des titres comme « Bossu » de Zadi The King ou « La Pression » de Dydy Yeman ont accumulé des millions de vues, transformant ces artistes en icônes de la jeunesse abidjanaise. Les chorégraphies associées à ces morceaux deviennent des défis viraux, renforçant l’engouement autour du genre.
Malgré son succès populaire, le biama peine à obtenir une reconnaissance institutionnelle. Les grandes maisons de disques restent prudentes, et peu d’artistes du genre sont signés par des labels majeurs. Cependant, des initiatives locales, comme le collectif « Biama Décalé », organisent des compétitions et des événements pour promouvoir le genre et soutenir ses artistes.
Le biama, en tant que mouvement culturel, reflète les aspirations et les défis de la jeunesse ivoirienne. En combinant musique, danse et expression sociale, il s’affirme comme une évolution naturelle du coupé-décalé, tout en apportant une fraîcheur et une énergie nouvelles à la scène musicale africaine.







