Le rappeur Booba a été placé en garde à vue à Paris depuis le mercredi 15 octobre, suite à une plainte déposée par Gims et sa compagne « Demdem » pour harcèlement moral et cyberharcèlement.
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Dans leur plainte déposée en août 2024, Gims et Demdem accusent Booba de les cibler depuis six ans. Ils dénoncent des attaques répétées sur les réseaux sociaux, des propos humiliants et l’incitation de ses fans à relayer ces attaques.
Selon les plaignants, Booba aurait notamment relayé des photos de Gims sans ses lunettes, écrit que « tu ressembles à une croquette pour chat », et tenu des propos injurieux envers Demdem tels que « catin » ou « pondeuse ».
Ils pointent également du doigt le morceau Dolce Camara (en collaboration avec SDM), qu’ils considèrent comme le « point culminant » des actes de harcèlement artistiques imputés à Booba.
La garde à vue peut durer jusqu’à 48 heures.
Booba est entendu par la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP).
À l’issue de cette garde à vue, deux scénarios sont possibles :
il peut être relâché sans poursuites immédiates ;
ou il peut être présenté devant un magistrat en vue de poursuites ou d’une mise en examen.
Booba n’a pas encore fait de déclaration publique sur cette garde à vue. Ses avocats restent silencieux pour le moment.
Booba est déjà visé par d’autres procédures. Il avait été mis en examen pour harcèlement moral en ligne aggravé contre Magali Berdah. Il doit aussi être jugé en décembre pour des propos racistes et antisémites envers une journaliste et un essayiste.







