Une montée en puissance légendaire depuis Aya, troisième album de la star, sorti en novembre 2020. Un featuring de luxe avec le rappeur US Swae Lee, un single à 60 millions de vues (Bobo), une apparition sur la scène de l’Accor Arena avec Alicia Keys et un concert interactif dans le jeu vidéo Fortnite en octobre de la même année.
Les fans qui attendaient depuis plus de deux ans le nouvel album voient donc leur patience récompensée avec DNK, référence à son nom de famille en mode abrégé.

Dès le premier titre, Corazon, on retrouve les fondamentaux de la chanteuse avec cette intro éthérée aux relents de kora auto-tunée suivie d’un beat afro électronique tout en retenue.
Le morceau avec SDM, Daddy est une belle réussite, le rappeur faisant écho à la chanteuse en un duo sur l’incompréhension d’un couple à la dérive.
SMS a comme un parfum de hit, aveu de faiblesse d’une femme qui fond en entendant la voix de son (ex ?) amant à qui elle demande encore une dernière chance.
Trois autres collaborations viennent épicer la voix Nakamura : le rappeur/chanteur portoricain Mike Towers qui apporte sa touche reggaeton lover sur J’ai pas peur, Tiakola, ex-rappeur du groupe 4Keus devenu artiste solo présent sur Cadeau, un autre discours amoureux mettant en scène un couple à la recherche de l’équilibre. Enfin, Kim, jeune chanteuse française dont le dernier album date de 2016, lui donne la réplique sur Chacun, encore une histoire de cœurs brisés.
Le zouk et l’afro sont les deux épices donnant au r’n’b synthétique d’Aya son arôme spécifique, avec quelques traces d’amapiano sud-africain sur Beleck, qui réutilise le mot qui a mis en PLS les linguistes, « catchana », popularisé par Djadja.
Bloqué parlera à toutes les femmes qui ont, elles aussi, bloqué leur ex sur WhatsApp, et là encore, on retombe sur une love story en fin de parcours, que le ton léger de la mélodie rendrait presque joyeux. La séparation vécue comme une libération ?







