Kery James a sorti un film avec Netflix récemment et dans le cadre de la promo, il a eu la bonne idée de sortir un hit en feat avec Orelsan. Dans « A qui la faute », les 2 rappeurs prennent part au débat incessant sur les problèmes des banlieusards et fils d’immigrés en France. Le clip est vraiment rempli de symboles forts.
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(1) Les positions de chacun
Ici, ce n’est pas un Noir qui se plaint à un Blanc et un Blanc qui se défend. C’est Orelsan qui joue le rôle du Blanc privilégié qui prend la défense des laissés-pour-compte face à l’Etat et c’est Kery James qui bien qu’étant Noir, choisit plutôt de pointer la banlieue du doigt.
(2) En noir et blanc
Pour bien marquer les différentes positions, le Blanc s’est habillé en noir et le Noir en blanc. On voit là un privilégié qui refuse son privilège et un opprimé qui refuse d’être considéré comme tel. Le contraste est puissant.
(3) Le miroir
Pendant que chacun apporte ses arguments, il a l’occasion de se regarder parler en temps réel grâce à un miroir sous ses pieds. Une belle façon de prendre conscience de toute l’émotion qu’il dégage quand il parle et d’en supporter lu-même la force avant de la faire subir aux autres.
(4) Le message de fin
Une seule interrogation est valable, comme la dit Kery James et il ne s’agit pas de « A qui la faute ? » Le plus important, c’est de savoir ce qu’on fait pour arranger les fautes. Le partage de responsabilité ne mène à rien. Il faut plutôt chercher de réelles solutions à ces problèmes.







