Le chanteur franco-camerounais TayC a annoncé, le 6 juin 2025 sur France Inter, une pause indéterminée de sa carrière musicale. Un besoin vital, selon lui, après une année marquée par le deuil, la perte d’un proche et une profonde remise en question. « Je n’ai plus goût à la vie, ni à la musique », confie-t-il, visiblement ému. Son souhait : se recentrer, retrouver sa famille, sa spiritualité, et reprendre le contrôle sur son existence.
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TayC n’est pas seul dans cette démarche. De plus en plus d’artistes prennent du recul pour préserver leur santé mentale, à l’image de Damso ou Stromae. Le mal-être dans le secteur est documenté : anxiété, solitude, pression constante. Une étude britannique classe les musiciens parmi les professions les plus à risque, en matière de santé mentale et de suicide.
Face à cette crise silencieuse, des initiatives apparaissent. Universal, Sony et Warner ont mis en place des services de soutien psychologique. Aux États-Unis, des fonds spécifiques, comme celui lancé par la Music Health Alliance, financent des soins pour les artistes en détresse.
Le retrait temporaire ou « micro-retraite », autrefois tabou, devient courant chez les jeunes artistes. Il s’agit de faire une pause pour se reconnecter à soi-même, quitte à ralentir sa carrière. Une stratégie salutaire dans un monde où la performance est omniprésente.







