En trois saisons d’existence, la Basketball Africa League commence déjà à donner une autre image du continent. Depuis trois décennies, la NBA s’intéresse de très près à l’Afrique : après avoir notamment organisé des camps pour les jeunes en Afrique du Sud (2003), ouvert un bureau à Johannesburg (2010) et un centre de formation à Saly au Sénégal (la NBA Academy Africa, en 2017), la NBA a lancé, en partenariat avec la Fédération internationale de basket-ball (FIBA), une compétition continentale.
« Nous prenons tout en charge, c’est un investissement considérable », souligne le Sénégalais Amadou Gallo Fall, président de la BAL et vice-président de la NBA.
Quel est le principe de ce tournoi ? Douze clubs de douze pays s’affrontent, six dans le nouveau stade de Diamniadio, situé non loin de Dakar (conférence du Sahara), six autres au Caire (conférence du Nil) et les meilleurs se retrouvent à Kigali pour les playoffs.
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Spectacle, ambiance, lumière… Les moyens et le savoir-faire des Américains semblent ne pas avoir de limite. Le parquet et les panneaux de basket du tournoi ont même été importés des Etats-Unis. D’ailleurs, chaque club a l’obligation de signer un contrat professionnel avec les joueurs engagés dans la compétition et de les rémunérer au moins 1200 euros par mois le temps du tournoi (quatre mois maximum).
Et pour hausser le niveau des équipes, ces dernières ont la possibilité d’enrôler deux basketteurs africains et deux joueurs venus d’autres continents. Par exemple, l’AS Douane a recruté deux Américains, un Nigérian et un Sud-Soudanais. Mais ça coûte cher, le salaire d’un Américain est de 10 000 dollars sans les frais de transport ou d’hébergement. Pour aider, la BAL subventionne à hauteur de 70 000 dollars aux clubs participants.
La BAL est accessible aux fans de 214 pays dans 17 langues, diffusé sur des chaînes en clair et payantes (ESPN Afrique subsaharienne, NBA TV, Tencent ou TV5 Monde), suivi par « plus de 250 professionnels des médias. Justement, c’est cette « visibilité » qu’a recherchée Jean-Jacques Boissy en quittant l’Europe.






