Arielle Kitio Tsamo est une informaticienne camerounaise qui s’est illustrée dans le domaine de l’éducation numérique (EdTech) et a reçu de nombreuses distinctions internationales en reconnaissance de ses contributions.
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Elle a commencé sa carrière en tant que développeuse de logiciels dans des entreprises de services numériques à Yaoundé, après avoir obtenu un baccalauréat scientifique avec mention à l’âge de 15 ans et une licence en informatique en 2011. Elle a ensuite décroché un master en informatique avec mention très bien, se spécialisant en Cloud Computing.
Sa passion pour l’innovation l’a poussée à créer l’association WIT (Information Technology for Women and Youth) en 2015. Cette association vise à promouvoir la parité des sexes dans les métiers scientifiques et technologiques en organisant des compétitions pour encourager les jeunes filles à choisir ces filières au Cameroun.
En 2017, après avoir obtenu un doctorat en informatique avec une spécialisation en génie logiciel, elle a fondé la société Caysti (Cameroon Youth School Tech Incubator). Cette start-up a créé le logiciel abcCode, qui permet d’initier les enfants de 6 à 15 ans à la programmation informatique, à condition qu’ils sachent écrire dans leur langue maternelle, qu’elle soit officielle ou non. L’objectif est de rendre l’apprentissage du codage ludique et intuitif, quel que soit le langage parlé.
En 2022, Caysti a lancé le programme Techwomen Factory, qui vise à initier les jeunes Camerounais de 18 à 35 ans, en particulier les femmes, aux nouvelles technologies. Ce programme comprend des stages en entreprise et vise à former 2000 femmes d’ici 2026, avec un taux d’insertion professionnelle de 75 %.
Arielle Kitio Tsamo a ainsi contribué de manière significative à la promotion de l’éducation numérique au Cameroun et à l’autonomisation des femmes dans le secteur des nouvelles technologies.
Le désir d’innover…
Tout est parti d’un constat : dans l’univers du numérique, rares sont les femmes qui ne se heurtent pas à des inégalités au cours de leurs carrières. C’est pourquoi elle crée en 2015 l’association WIT (Information Technology for Women and Youth), qui vise à établir une parité dans le domaine des métiers scientifiques et technologiques et organise des compétitions au Cameroun afin d’encourager les filles à opter pour ces filières.
… pour briser le plafond de verre
Deux ans plus tard, et après avoir décroché un doctorat en informatique option génie logiciel, elle fonde la société Caysti (pour Cameroon
La start-up crée ainsi abcCode, un logiciel qui permet d’initier les enfants (6-15 ans) à la programmation informatique à la seule condition qu’ils sachent écrire leur langue maternelle, que celle-ci soit officielle ou non. L’idée est donc de faire du codage de façon ludique et intuitive, que l’on parle wolof, haoussa, foulfouldé ou français.
Les filles, mais pas que
En2022, Caysti a lancé Techwomen Factory, un programme d’initiation aux nouvelles technologies destiné aux jeunes Camerounais de 18 à 35 ans et en particulier aux femmes, qui grâce au numérique peuvent améliorer leur autonomie. Lors de sa première édition, 179 boursières ont pu bénéficier de cette initiative.
Pour ce cursus, qui comprend une période de stage en entreprise, l’objectif de Techwomen est ambitieux : former 2000 femmes d’ici 2026, avec un taux d’insertion professionnelle de 75 %.







