Facebook vient de démanteler des réseaux d’influence français et russes qui se sont fait passer pour des africains pour influencer l’opinion publique.
Il a été décelé près de 500 comptes Facebook, ainsi que des groupes, des pages et des comptes sur Instagram.Les responsables de l’entreprise ont également décrit ce qui s’apparente à une cyberguerre entre les faux comptes français et russes. Selon un rapport du groupe d’analyse de réseaux Graphika, « le démantèlement de Facebook marque une rare exposition d’opérations rivales de deux pays différents qui s’affrontent pour exercer une influence sur un pays tiers ».
Un faux post en français sur Facebook, par exemple, dont la cible était le Mali disait : « Les impérialistes russes sont une gangrène sur le Mali ! Attention à la lobotomie tsariste ! »
Un faux compte russe faisait l’éloge de Faustin-Archange Touadéra, le président de la République centrafricaine, en le représentant dans une illustration entourée d’enfants adorateurs : « J’espère que grâce à ses efforts pour rétablir la paix dans le pays, nos enfants et la prochaine génération auront une vie meilleure que celle de ceux qui ont vu le Centrafricain ravagé par les tyrans. Priez pour cela ».

Certains détenteurs des comptes français seraient affiliés à l’armée française. Pour ce qui est des comptes russes, un lien aurait été établi avec l’agence russe de recherche sur internet ainsi que l »homme d’affairesEvgeny Prigozhin, un proche du président Vladimir Poutine. Le ministère français de la défense n’a ni confirmé ni nié l’éventuelle implication militaire française dans l’opération présumée. « Depuis de longs mois, nous observons une montée en puissance de la désinformation visant à déstabiliser le pays, actes que nous condamnons », a déclaré le ministère, ajoutant qu’il étudiait les allégations soulevées par Facebook et qu’il ne pouvait pas encore attribuer de responsabilité. Par contre la Russie nie clairement son implication dans les affaires étrangères via les médias sociaux, malgré les évaluations des services de renseignement américains et les preuves des procureurs américains.







