Les transports des passagers dans les rues de Kigali se font par des milliers de chauffeurs de motos-taxis, connus localement sous le nom de motos. Récemment, certains d’entre eux ont remplacé leur moyen de transport habituel pour se déplacer dans la capitale du Rwanda par l’une des premières motos électriques du continent africain.
Ils ont désormais adoptés les motos électriques faits localement. Il y a environ 25 000 motos-taxis en activité dans la capitale rwandaise. La startup Ampersand est à l’origine de ce changement et espère qu’au cours des cinq prochaines années, presque toutes les motos du Rwanda seront électriques.
C’est un rêve ambitieux car ces motos-taxis en activité à Kigali, dont certaines roulent jusqu’à 10 heures par jour, couvrent souvent des centaines de kilomètres quotidiennement. « Les motos représentent plus de la moitié des véhicules dans cette partie du monde », explique Josh Whale, directeur général d’Ampersand.
« Leurs moteurs simples ne sont pas équipés des coûteuses technologies de réduction des émissions que l’on trouve sur les voitures modernes ou sur les motos des pays du Nord. En attendant, elles roulent plus de 100 km par jour, ce qui représente moins de pollution, beaucoup de dioxyde de carbone », ajoute-t-il. Ampersand affirme que les économies réalisées sur le carburant et l’entretien peuvent doubler le revenu d’un conducteur.
On estime à cinq millions le nombre de motos circulant sur les routes d’Afrique de l’Est. Si Ampersand et ses concurrents parviennent à conquérir une part importante du marché, les émissions de CO2 pourraient être considérablement réduites. Ampersand est plus qu’une simple plateforme technologique. Elle assemble les motos, les batteries et a mis en place des stations de recharge.
A lire aussi : Le Rwanda lance un système de transport urbain par vélo









