Dans la bataille des services d’écoute musicale en continue, plusieurs startup rivalisent en Afrique avec les plateformes internationales comme Deezer ou Spotify. En Afrique, on mise sur des plateformes nationales comme Mdundo avec des expériences adaptées aux populations locales
Lancé il y a six ans au Kenya, ce service de musique en ligne compte aujourd’hui 3,5 millions d’utilisateurs mensuels sur le continent. En quelques années, cette discothèque digitale née dans un incubateur de Nairobi a réussi à créer un catalogue fort de 50 000 artistes et tous originaires d’Afrique.
« Le contenu local sur la toile était extrêmement limité quand nous avons commencé alors que l’accès à internet était en train d’exploser sur le continent », se souvient Martin Nielsen, le directeur de Mdundo.
Dans cette plate-forme, les titres sont en accès gratuit, accompagnés de publicité et un abonnement premium à deux ou trois dollars par mois selon les pays. Les artistes, eux, peuvent s’inscrire librement sur la plateforme et sont payés en fonction du nombre de téléchargement de leurs chansons.
L’application, qui domine actuellement le marché en revendiquant 17 millions d’utilisateurs mensuels, vient tout juste de signer un accord avec Universal Music Group pour distribuer le catalogue de la maison de disque américaine dans différents pays africains. Deezer et Spotify font quant à eux une entrée timide, sans pour autant pouvoir proposer un catalogue local très pourvu.
Pourtant, Martin Nielsen ne semble pas inquiet : « Tous ces investissements sont une bonne nouvelle pour l’industrie de la musique africaine car ils vont permettre de mieux établir le marché », conclut-il.
A lire aussi : E-Warren, la startup qui facilite le paiement dans le transport urbain à Abidjan







