FC Barcelone a conclu, le 29 juin 2025, un accord de sponsoring inédite avec la République démocratique du Congo (RDC), d’un montant supérieur à 40 millions d’euros sur quatre ans, soit entre 10 et 11,5 M€ par saison. Ce partenariat vise à promouvoir la marque touristique « RDC, cœur de l’Afrique », via l’apposition de son logo sur les maillots d’entraînement et d’échauffement de l’équipe masculine et féminine, ainsi que dans les supports officiels du club : publicité, magazine et rapport annuel.
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Cette initiative s’inscrit dans une stratégie globale du gouvernement congolais pour redorer son image et attirer investisseurs et visiteurs, malgré les conflits persistants dans l’est du pays. Avec des sites naturels d’exception comme le parc de Virunga ou la réserve de l’Okapi, la RDC cherche à monétiser son potentiel écologique. Le ministre des Sports Didier Budimbu et la ministre du Tourisme Didier M’Pambia assument cette offensive médiatique, affichant l’ambition de repositionner le pays sur la scène internationale.
Pour le FC Barcelone, frappé par des contraintes financières strictes et la rigueur du fair-play économique de la Liga, cet afflux financier représente une bouffée d’air frais. Il permettra notamment de mieux équilibrer les comptes et de mener à bien certains projets structurels, comme la rénovation partielle du Camp Nou .
Cette démarche s’inscrit dans un mouvement plus large : la RDC a récemment signé des accords similaires avec l’AS Monaco (1,6 M€/saison) et l’AC Milan (14 M€/saison). Le modèle, souvent associé à des États comme le Rwanda (« Visit Rwanda »), suscite toutefois un certain scepticisme. Des voix critiques s’élèvent contre cette dépense jugée discutable pour un pays confronté à la pauvreté et aux conflits, tandis que le gouvernement la justifie comme un investissement de soft power





