On ne présente plus l’attiéké, qui est devenu un plat connu partout. Ce mets d’origine ivoirienne a définitivement conquis le palais des plus gourmands. Repas favoris des plus démunis à l’origine, l’attiéké est devenu très populaire même chez les plus aisés.
L’attiéké, c’est quoi au juste ?

L’attiéké est une sorte de couscous de manioc (de la semoule de manioc) que l’on obtient par un long procédé. Traditionnellement, en Côte d’Ivoire, ce sont les femmes qui se chargent de la préparation. D’abord, épluchent et broient le manioc pour obtenir de la farine de manioc dont la texture est assez grossière. Cette farine est ensuite mélangée à une petite quantité de manioc auparavant fermenté. La pâte ainsi obtenue est mise à nouveau à fermenter pendant un à deux jours.
C’est d’ailleurs cette fermentation qui permet d’éliminer, en grande partie, l’acide cyanhydrique que contient naturellement le manioc. C’est aussi ce qui donne à l’attiéké ce goût acide qui la différencie du couscous de blé. Après cela, la pâte est essorée, tamisée, séchée et vannée puis mise à cuire à la vapeur. Après quelques minutes de cuisson, l’attiéké est prêt à être consommé.
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Avec quoi le déguster ?

En Côte d’Ivoire et partout ailleurs, l’attiéké est très apprécié lorsqu’il est consommé avec du poisson ou avec du poulet. Pour bien le déguster, on aime l’accompagner, la majeur partie du temps, avec une sauce tomate et des oignons découpés dans une bonne marinade. D’autre préfèrent le manger avec des morceaux de thon frits accompagnés de piments frais hachés, de tomate et d’oignon. C’est ce qu’on appelle le « garba ».
Il y a néanmoins un accompagnant privilégié qui ne manque presque jamais à l’appel dans ce festin. Il s’agit de l’équivalent de nos fameuses frites : les « alloko ». Ce sont en effet de petites rondelles de banane plantain frite et qui se marient bien avec l’attiéké. Mais quel que puisse être l’accompagnement, on est sûre de se régaler.
On est souvent réticent à tenter une aventure culinaire parce qu’on trouve toujours les mets des autres cultures assez bizarre. Mais il semble que l’attiéké est l’un des rares plats qui fait l’unanimité.
Il est aujourd’hui exporté en grande quantité, et sous forme déshydratée, vers les pays européens et sous forme de boules vers les autres pays africains de la sous-région occidentale.





