Meta a publié hier son rapport d’indicateurs d’activité pour le quatrième trimestre 2021. Et c’est la grande inquiétude pour son président et fondateur, l’américain Mark Zuckerberg. Car, pour la première fois de son histoire, Facebook a enregistré une croissance négative du nombre d’utilisateurs actifs de manière journalière, un indicateur clé pour les applications sur le web.
D’après les chiffres publiés par l’entreprise californienne, Facebook a perdu un demi-million d’utilisateurs au cours des trois derniers mois de 2021, pour atteindre 1,93 milliard de connexions chaque jour. La perte a été la plus importante en Afrique, ce qui suggère que le produit de l’entreprise est saturé à l’échelle mondiale et que sa longue quête pour ajouter autant d’utilisateurs que possible a atteint son apogée.
La croissance des utilisateurs de Facebook a stagné aux États-Unis et en Europe au cours des dernières années, mais la société l’avait auparavant compensée en ajoutant constamment des utilisateurs dans le monde entier. Mais le ralentissement sur les marchés africain suggère que le marché devient une tendance potentiellement inquiétante.
Cette tendance pourrait être la raison pour laquelle l’entreprise pousse avec tant de force pour le lancement de nouvelles activités, notamment avec les équipements de réalité augmentée et le metaverse. Mais aussi sa délocalisation, puisque le réseau a installé dernièrement plus d’une centaine de points d’activités en Afrique.
Mais les investisseurs ne semblent pas être convaincus de la pertinence de la stratégie de Zuckerberg et son équipe managériale. Le cours de l’action de Meta a en effet chuté de plus de 20% après l’annonce de la nouvelle, tombant à environ 249 dollars par action et menaçant d’effacer environ 200 milliards de dollars de sa valeur marchande de l’entreprise.
La famille d’applications de l’entreprise, qui englobe Instagram, WhatsApp et Messenger, a continué à ajouter modestement des utilisateurs. Le nombre d’utilisateurs se connectant mensuellement à Facebook a continué de croître, même si le nombre d’utilisateurs quotidiens a chuté. Et la société a également continué à générer un peu plus de revenus par utilisateur.
Ces résultats montrent clairement que l’Afrique est le moteur et l’avenir du numérique.
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