La romancière camerounaise, Djaïli Amadou Amal, est parmi les quatre finalistes du plus prestigieux des prix littéraires français : le Prix Goncourt. C’est la première fois qu’une écrivaine camerounaise et plus largement de l’Afrique subsaharienne soit en position de remporter le Prix.
Son roman, Les Impatientes, paru en 2020, dénonce la condition féminine au Sahel et explore à travers l’histoire de trois personnages : Ramla, Hindou et Safira, des sujets tels que le mariage forcé, le consensus, la polygamie ainsi que les violences conjugales.

L’auteure a également montré dans son roman à quel point certaines femmes reproduisent inconsciemment les violences dont elles ont été victimes. Pour elle, « Ces femmes n’agissent pas ainsi par méchanceté mais parce qu’elles n’ont connu que ce système qu’elles ont pour rôle de reproduire ». Il faudrait nécessairement une prise de conscience pour que les choses changent, pense-t-elle.
« Je suis une femme africaine, je vis au Cameroun et donc j’ai décidé de parler de cette société du point de vue des femmes car on ne donne pas suffisamment la parole aux femmes et surtout pas dans le Sahel », a t-elle déclaré.
Malgré qu’elle fût également victime de mariage forcé à l’âge de 17 ans, la romancière a tenu à préciser dans une interview accordée à 20 minutes que ce roman n’est pas un récit de sa vie. Si elle parle de ces thèmes c’est parce c’est un sujet universel et « cette histoire aurait très bien pu se passer au Mali, au Sénégal, en Guinée, au Burkina, au Soudan, etc. ».
Avant elle, une autre femme d’origine sénégalaise, Marie Ndiaye, avait remporté le Goncourt en 2009 avec son roman Trois femmes puissantes.
Rendez- vous le 30 novembre pour connaitre l’heureux ou l’heureuse élu(e). En attendant découvrez une interview de la romancière ici :





