Depuis l’invasion de l’Ukraine, plusieurs personnalités se sont, déjà, prononcées sur ce dossier brûlant, dénonçant, pour la plupart, l’attitude de la Russie. À la faveur d’une vidéo, diffusée sur sa Page Facebook, Kemi Seba, l’activiste béninois, a donné de la voix.
L’invasion de l’Ukraine est entrée dans son 7ème jour, avec son lot de dégâts collatéraux. Selon les médias internationaux, qui suivent, de très près, cette actualité, les forces russes ont fait des avancées notables, dans leur progression sur le sol ukrainien.
Alors que les voix continuent de s’élever, pour dénoncer l’invasion russe, du côté de l’Afrique, une personnalité publique a choisi son camp, créant la stupeur.
Au détour de la diffusion d’un élément visuel, sur sa Page Facebook, le président de l’ONG Urgences panafricanistes, Kemi Seba, s’est prêté au jeu de prise de position. Le bouillant activiste béninois n’a pas eu froid aux yeux, en penchant pour Vladimir Poutine, au cours de son analyse de la situation, qui prévaut, actuellement, en Ukraine.
Dans son adresse, Kemi Seba a dénoncé ce qu’il qualifie de velléité de domination de l’Occident, sur le reste du monde. « Poutine veut récupérer son pays, et Poutine n’a pas le sang de l’esclavage et de la colonisation sur les mains. Les Occidentaux veulent assujettir les peuples pour qu’ils fassent, exactement, comme vous voulez ; et que quand ils ne font pas comme vous voulez, vous les présentez comme des dictateurs. Je préfère Poutine à tous les présidents occidentaux et à tous les maudits présidents africains, soumis à l’oligarchie de l’Occident », a-t-il tempêté.
Faut-il le rappeler, Kémi Séba, de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, né le 9 décembre 1981 à Strasbourg, est un activiste anticolonialiste, et chroniqueur politique de télévision en Afrique. Chef d’entreprise et essayiste franco-béninois, il est une figure du radicalisme noir et du panafricanisme contemporain. Il a, ces dernières années, organisé ou participé en Afrique à plusieurs manifestations hostiles au franc CFA.
Il a déjà été interpellé ou expulsé de pays africains, comme la Côte d’Ivoire, et le Bénin en mars 2019, pour “risques de troubles”, et “incitation à la haine”. En 2018, il est refoulé à son arrivée en Guinée. Auparavant, il avait été expulsé du Sénégal vers la France, pour avoir brûlé publiquement un billet de 5 000 francs CFA (7,6 euros). Il a déjà été condamné à plusieurs reprises pour « incitation à la haine raciale » en France dans le passé.
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