Elle fait aujourd’hui la fierté du peuple nigérien. A Seulement 29 ans, Fadji Zaouna Maïna entre dans l’histoire en tant que première femme nigérienne à avoir intégré la prestigieuse National Aeronautics and Space Administration (Nasa) aux États-Unis.
Son parcours académique et professionnel

Dr Maina a grandi à Zinder, au Niger, où elle décroche son bac à l’âge de 16 ans. Mais déjà elle se montre engagée, dans son lycée, pour la cause l’éducation et de l’autonomisation des filles en se faisant élire députée junior au sein de l’Assemblée nationale des jeunes du Niger.
Elle a ensuite complété une licence à l’Université de Fès au Maroc, avant de rejoindre l’Université de Strasbourg pour son Master en Génie et Sciences de l’Environnement en 2013. Elle poursuit ensuite un doctorat en hydrologie en collaboration entre l’Université de Strasbourg. Fadji Maïna a travaillé comme assistant de recherche diplômé au CEA (The French Commission des énergies alternatives et de l’énergie atomique) et en tant que chercheur postdoctoral au CNRS (Centre National Recherche scientifique) en France avant de se rendre au Politecnico di Milano en Italie de 2017 à 2018. Elle a rejoint Lawrence Berkeley National Laboratory, en Californie, en tant que chercheuse postdoctorale en 2018.
Quand les fruits de son acharnement commencent à payer
Ses travaux sur l’impact combiné du changement climatique et de la pollution sur la ressource en eau lui valent de figurer dans le prestigieux classement Forbes 2019 des 20 scientifiques de moins de 30 ans aux projets de recherche les plus ambitieux.
En novembre 2019, elle publie un article très remarqué analysant les vulnérabilités régionales face aux extrêmes climatiques, en se penchant plus spécifiquement sur le cas de la Californie, ravagée par des incendies titanesques. Elle est par la suite repérée par la Nasa qui lui propose de rejoindre l’équipe travaillant notamment sur les données du satellite GRACE (Gravity Recovery Climate Experiment).
Toujours intéressée par l’hydrologie, elle se promet : « J’essaierai de mieux comprendre le cycle de l’eau et l’évolution des ressources en eau dans le contexte du changement climatique en utilisant des modèles mathématiques et les données des satellites de la Nasa ».
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Une histoire inspirante

Le parcours de Fadji Maïna est assez atypique pour une femme de sa condition. Elle le confirme d’ailleurs en ces termes « Les chances pour une fille comme moi, née et élevée à Zinder, de devenir scientifique dans une institution comme la NASA sont presque nulles. ». Mais il faut dire que c’est le résultat d’un travail acharné qui obtient là une juste rétribution.
L’histoire de la docteur Maïna est une inspiration pour toutes les jeunes filles africaines qui nourrissent un rêve similaire. C’est aussi la volonté du docteur « que de plus en plus de femmes nigériennes travaillent dans le domaine des sciences, qu’elles suivent le même parcours que le [sien] et [la] rejoignent bientôt à la Nasa ».




