Le 24 février prochain, les 5 candidats à la présidentielle, au Sénégal, vont s’affronter. Le président sortant est plus que confiant, son « Plan Sénégal Émergent » (PSE) en phase 2, est pour lui une suite logique à la course vers l’émergence tant souhaitée. Il ne doute en aucun cas de son sacre dés le premier tour. N’est-il pas trop confiant?
Macky Sall fait jouer son bilan

Le président juge que son bilan est « globalement très positif ». Partout où il est passé durant la compagne, il a chanté son bilan que ses adversaires « ne pourront pas occulter ». L’aéroport international Blaise Diagne, l’autoroute Ila Touba, le pont Farafégny reliant le Sénégal et la Gambie, le mixte énergétique qui a drastiquement réduit les coupures… Tous ces acquis garantissent selon lui la victoire dés le premier tour. Il a également su gagner la confiance des investisseurs étrangers et la sympathie des familles religieuses, ce qui est non négligeable en société sénégalaise.
Sa victoire est-elle réellement assurée ?

Seulement, le régime du président Sall a aussi connu des dérives. L’instrumentalisation de la justice, le recul de la démocratie, le compagnonnage avec ceux qu’on appelle « les transhumants politiques » sont souvent décriés par l’opposition et une bonne partie du peuple. De plus les Sénégalais se demandent quelle sera l’impact de tous ces milliards mobilisés pour financer le PSE sur l’économie actuelle du pays. Et surtout sur celle des générations à venir.
Macky Sall n’est pas par ailleurs réputé pour être un protectionniste, l’on se demande si les ressources, celles gazières et pétrolières notamment seront gérées à bon escient. Toutes ces inquiétudes en plus des phénomènes Sonko et Pur, qui se sont imposés lors des dernières élections législatives ainsi que la remontada de Idrissa Seck, laissent penser qu’un second tour est fort probable
Et en cas de second tour ?

Selon les analystes politiques, si Macky va au second tour, il le sera incontestablement face Idrissa Seck ou Ousmane Sonko. Cette hypothèse repose sur le taux d’abstention ou de participations des citoyens sénégalais. Le fort taux de participation des jeunes irait en faveur de Sonko qui galvanise la jeunesse et prône la révolution du système tant souhaitée par cette frange de la population, qui rappelons le constitue la majorité de la population.
Idrissa Seck quant à lui a du mal à gagner en crédibilité dans l’opinion du sénégalais lambda. De plus pour s’assurer une victoire au second tout le soutien reçu de « leaders » ne remplissant même pas les conditions du parrainage, des hommes politiques sans base politique ne suffira certainement pas pour remporter la victoire au soir du 24 février.
Avec un taux de participation qui dépasse rarement les 50 %, par simple déduction, on peut affirmer que le choix du candidat ne prend pas en compte toutes les aspirations du peuple. En attendant d’apporter un changement structurel, votez parce que votre voix compte, mais surtout parce qu’il s’agit d’un droit et d’un devoir citoyens.
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