L’accord est signé entre la Russie et la Tunisie. Les deux nations se sont accordées sur un fait : Envoyer une Tunisienne dans l’espace d’ici à 2023.
C’est le projet de l’entreprise d’ingénierie Telnet qui a signé une convention avec l’agence spatiale russe vendredi 13 août. Cet accord prévoit la sélection et la formation d’une astronaute qui sera envoyée dans la Station spatiale internationale (ISS). Elle pourrait ainsi devenir la première astronaute arabe et africaine de l’histoire.
Malgré les nombreuses étapes qu’il faudrait franchir pour la réalisation de ce projet entreprenant, Anis Youssef, le directeur innovation de Telnet, dévoile son ambition : « D’ici à la fin de l’année, il y aura une première sélection de candidates. Deuxième et troisième trimestre 2022, il y aura les entrainements. Et entre la fin de l’année 2022 et le début de l’année 2023, il y aura l’envoi de l’astronaute tunisien dans l’espace ». Cependant, le directeur rappelle qu’il n’y a pas que ce projet qui se fait en développement avec les russes : « Il y a beaucoup d’autres projets en cours avec les instances russes dans le domaine des télécommunications et des observations de la Terre. » Partant de loin, le continent se presse de rattraper son retard. Sur les 31 satellites africains lancés depuis 1998, 40 % l’ont été ces trois dernières années.
Aux côtés de l’Égypte, qui accueillera le siège de l’Agence spatiale africaine dès cette année, le Nigeria et l’Afrique du Sud comptent comme les poids lourds du continent. Cette dernière a d’ailleurs été choisie pour accueillir un des deux sites sur lequel sera déployé le Square Kilometre Array, le plus grand radiotélescope mondial développé pour sonder les confins de l’espace.
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