La Fête de la musique du samedi 21 juin a pris une tournure inquiétante cette année : 145 victimes, principalement des femmes, ont signalé des piqûres suspectes à la police, un phénomène suscité par des appels viraux sur les réseaux sociaux exhortant à « attaquer et piquer des femmes » lors de la fête.
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En Île-de-France, 21 cas ont été recensés, dont 13 à Paris. Le ministère de l’Intérieur affirme que certaines victimes ont subi des tests toxicologiques à l’hôpital.
À Paris, le parquet a ouvert trois enquêtes après des signalements d’une adolescente de 15 ans, d’un jeune de 18 ans et d’une femme adulte, tous victimes de malaise suite à une piqûre lors de concerts ou rassemblements populaires.
Au niveau national, 12 personnes ont été arrêtées, dont quatre à Angoulême, où elles auraient piqué environ 50 personnes. En Lorraine, deux hommes de 20 et 44 ans ont été mis en garde à vue à Metz pour violences avec arme et administration de substance nuisible, après que 16 victimes (surtout mineures) se sont présentées à l’hôpital.
Outre ces faits, le bilan global de la soirée est lourd : 371 interpellations, dont 305 gardes à vue (contre 326 interpellations et seulement 22 gardes à vue en 2024), divers délits et incidents ayant marqué cet événement populaire mais troublé . Les forces de l’ordre et les secours ont aussi traité des malaises, incendies de véhicules et blessures lors de débordements.







