La Kora, au-delà de sa vocation musicale, sert à perpétuer un héritage culturel pour certains et créer une connexion spirituelle pour d’autres. C’est le cas des moines de l’abbaye de Keur Moussa, sis au Sénégal.
Lorsqu’ils prient, ils ont l’habitude de faire accompagner leur chant liturgique avec les cordes de leur koras.
D’ailleurs sept fois par jour, sous des peintures murales de la Nativité et de la Passion où le Christ et ses compagnons sont représentés en Africains noirs, nous explique Orange, ils rendent grâce à Dieu accompagnés de deux koras, harpe-luth.
« C’est un instrument qui permet à la parole de Dieu de s’épanouir. Ce n’est pas un instrument qui écrase, c’est un instrument qui aide à la prière », dit le père Olivier-Marie Sarr, tout souriant à l’AFP avant d’ajouter : « La kora est comme un pont. Elle nous aide à dépasser quelque chose, à élever l’âme, elle aide à unir les cœurs, à unir les voix ».
Lors de la fondation en 1963 de l’abbaye, les bénédictins, séduits par la kora jadis utilisée par les griots, ont estimé qu’elle pourrait se substituer à l’orgue pour accompagner les chants grégoriens. Depuis, les chants de moines de Keur Moussa (la Maison de Moïse, en langue wolof), dont les enregistrements sont disponibles en ligne sur les grands serveurs musicaux ont gagné en notoriété internationale.







