La marque Nokia, à travers son fabricant HMD Global, veut retrouver sa place sur le marché africain avec le lancement de la commercialisation de son Nokia 105 uniquement sur le continent. Développé en 2013 pour cibler les pays en voie de développement, HMD Global livre cette année une version spécifiquement construite pour les usagers africains, opérant uniquement sur le réseau téléphonique 2G.
C’est un téléphone de l’Afrique des profondeurs. 105 Africa Edition est équipé d’une batterie longue durée, capable de tenir jusqu’à deux semaines sans recharge. Il donne aussi la possibilité d’utiliser deux puces à la fois, fonctionnalité essentielle au lancement d’un téléphone simple sur le continent, où nombreux sont ceux qui jonglent entre différents opérateurs pour optimiser les tarifs d’abonnement. Au prix d’achat de seulement 17 euros, l’appareil permettra également d’effectuer des transferts d’argent mobile. Une option essentielle sur le continent africain, où l’on compte le plus haut taux d’utilisation au monde avec près de 160 millions de comptes de mobile money actifs.
À rappeler, Nokia a, un temps, fourni l’appareil mobile le plus populaire au monde, le Nokia 3310, et fut pendant les premières années de ce millénaire « le fabricant de téléphones dominant dans le monde ». Et malgré le déclin que connaît la marque depuis une quinzaine d’années, après avoir raté le coche du smartphone, la marque Nokia jouit encore d’une attractivité non négligeable sur le continent. Au deuxième trimestre 2021, les appareils Nokia de HMD Global étaient au troisième rang des ventes de feature phones, les téléphones standards, avec 9,8 % de parts de marché en Afrique.
L’équipementier industriel Nokia, lui, réalise l’essentiel de ses revenus dans l’installation de réseaux télécoms. Parmi ses clients en Afrique figurent Maroc Telecom, Orange et Vodacom, pour lesquels il a installé des réseaux 4G, voire dans certains cas réalisé les premiers tests de réseaux 5G. Dans son rapport annuel 2020, Nokia indique avoir engrangé 21,85 milliards d’euros de revenus, pour un bénéfice avant impôts de 885 millions d’euros et une perte nette de -2,5 milliards d’euros. En Afrique et au Moyen-Orient, ses revenus étaient de 1,89 milliard d’euros.
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