Le 19 juin 2025, la localité de Banibangou (région de Tillabéri, ouest du Niger, près des frontières avec le Mali et le Burkina Faso) a été le théâtre d’une attaque meurtrière. Près de 34 militaires nigériens ont perdu la vie, et 14 autres ont été blessés, selon un communiqué du ministère de la Défense.
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L’attaque, décrite comme « lâche et barbare », a mobilisé plusieurs centaines de mercenaires arrivant en 8 véhicules et plus de 200 motos. En riposte, l’armée affirme avoir neutralisé plusieurs dizaines d’assaillants et engagé des renforts, dont une opération « aéro-terrestre » pour traquer les survivants.
Banibangou est située au cœur de la « zone des trois frontières », devenue un foyer de violence djihadiste, notamment lié à Al-Qaïda et à l’État islamique au Sahel. Ce nouvel épisode s’inscrit dans la succession d’attaques sanglantes : en avril, douze soldats avaient déjà été tués à Sakoira, également dans la région; en mars, 23 autres avaient succombé lors de l’embuscade de Teguey; et en décembre 2024, l’attaque de Chetoumane avait fait plus de 90 morts parmi les militaires.
Ces attaques interviennent dans un contexte sécuritaire tendu, exacerbées par la prise de pouvoir par la junte en juillet 2023 et le retrait des forces françaises, remplacées en partie par des mercenaires russes dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel. Malgré les promesses de stabilité, les violences djihadistes se sont intensifiées depuis







