Les gouvernements du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont récemment appelé l’ONU à intervenir face à ce qu’ils considèrent comme une ingérence ukrainienne dans leurs affaires intérieures. Cette demande fait suite à des déclarations controversées d’un représentant ukrainien, qui a exprimé son soutien à des groupes d’opposition armés dans ces trois pays sahéliens. Ces nations, ayant toutes subi des coups d’État militaires récents, perçoivent ce soutien comme une menace directe à leur souveraineté et à leur sécurité nationale.
Les trois États accusent l’Ukraine de soutenir des groupes qu’ils qualifient de terroristes, une accusation qui intensifie les tensions diplomatiques déjà présentes dans la région. Dans leur appel à l’ONU, ils insistent sur la nécessité de mesures concrètes pour contrer ce qu’ils estiment être une menace pour la stabilité de la région.
Ces développements interviennent dans un contexte où ces pays se retrouvent de plus en plus isolés sur la scène internationale, notamment en raison de leurs relations tendues avec la CEDEAO et d’autres organisations régionales et internationales suite aux coups d’État successifs. L’appel à l’ONU est donc une tentative de rassembler un soutien international contre ce qu’ils perçoivent comme des actions hostiles de l’Ukraine, qui pourraient exacerber les crises sécuritaires qu’ils traversent.







