En Algérie, un tournant législatif majeur a été franchi dans la lutte contre la consommation et le trafic de stupéfiants. La loi n° 25‑03, publiée au Journal officiel n° 43 le 13 juillet 2025, instaure désormais l’obligation pour toute personne candidate à un emploi (dans les secteurs public comme privé) de présenter un certificat médical attestant la non-consommation de drogues ou de substances psychotropes.
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Cette mesure s’applique notamment aux concours de recrutement dans les administrations, établissements publics, institutions d’intérêt général, ainsi qu’aux organisations privées. Bien que la finalité affichée soit la préservation d’un environnement professionnel sain et sécurisé, les modalités concrètes d’application comme les types exacts de substances testées, la durée de validité du certificat ou encore les protocoles assurant la confidentialité des résultat ; restent floues . Par ailleurs, la loi étend ce dispositif au milieu éducatif : les examens médicaux périodiques des élèves dans les établissements scolaires ou de formation peuvent désormais inclure un dépistage précoce des stupéfiants, à condition d’obtenir le consentement des représentants légaux ou, si nécessaire, du juge des mineurs . En cas de résultat positif, l’individu ne fait pas l’objet de poursuites judiciaires, mais est plutôt orienté vers des mesures curatives, et les résultats ne peuvent être utilisés à d’autres fins.
Cette orientation préventive et thérapeutique est saluée par certains comme une avancée, mais elle soulève aussi de vives inquiétudes. Divergences entre protection de la santé publique et respect des libertés individuelles suscitent un débat autour de l’éthique, de la vie privée, et de la potentielle stigmatisation des individus testés (élèves ou candidats à l’emploi)







