Quatre organisations non gouvernementales ont interpellé les autorités du football argentin dans une lettre ouverte adressée à la Fédération Argentine de football (AFA), à l’équipe nationale ainsi qu’à la Lionel Messi Foundation. Leur objectif : demander l’annulation d’un match amical prévu contre l’Angola, qu’elles estiment incompatible avec la situation des droits humains dans le pays.
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Selon ces ONG, issues notamment de milieux catholiques, juridiques et pro-démocratiques, l’Angola serait engagé dans une politique de « répression systématique ». Elles estiment qu’un refus de participer à la rencontre constituerait « un geste noble de solidarité internationale et de respect des droits de l’homme ».
Ce match, annoncé officiellement le 30 avril dernier par la Fédération angolaise de football, doit se tenir à Luanda en novembre 2025. Il s’inscrit dans le cadre des célébrations du cinquantenaire de l’indépendance de l’Angola, proclamée le 11 novembre 1975. Les dirigeants sportifs angolais avaient confirmé l’accord à l’issue d’une visite de leur président à Buenos Aires.
Pour l’heure, ni l’AFA, ni les champions du monde argentins, ni Lionel Messi n’ont réagi publiquement à cette interpellation. Le silence des instances contraste avec la médiatisation de l’appel des ONG, qui cherchent à attirer l’attention sur la situation sociale et politique en Angola.
Malgré son statut de premier producteur de pétrole en Afrique subsaharienne, l’Angola connaît de profondes inégalités. Selon les données de la Banque mondiale, près d’un tiers de la population — soit environ 13 millions d’habitants sur 38 — vit encore sous le seuil de pauvreté. Pour les ONG signataires, organiser un événement de prestige avec l’Argentine contribuerait à offrir une vitrine internationale aux autorités angolaises sans prise en compte des réalités internes.







