La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a rejeté le plan de recapitalisation proposé pour Orabank. Elle s’oppose à l’intervention envisagée de la Banque ouest‑africaine de développement (BOAD) dans la restructuration du groupe bancaire.
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Ce refus inquiète les dirigeants d’Orabank. Il force le groupe à revoir ses options financières et redessiner sa stratégie de redressement.
Selon des sources proches de la BCEAO, l’institution monétaire juge inapproprié qu’une banque de développement assume un rôle de bailleur dans la recapitalisation d’un établissement commercial. Elle craint un conflit entre les missions de développement et la gestion bancaire.
La BCEAO serait aussi attentive aux garanties de gouvernance. Elle souhaite éviter les risques liés à une recapitalisation mal encadrée.
Orabank, présente dans plusieurs pays de l’UEMOA et au-delà, fait face à une impasse. Sans le soutien de la BOAD, elle doit explorer d’autres sources de financement, peut-être procéder à des cessions d’actifs ou modifier ses opérations.
La confiance des clients, des partenaires et des marchés pourrait vaciller si l’incertitude perdure.
Orabank pourrait solliciter des investisseurs privés, des fonds de soutien régionaux ou des banques commerciales partenaires. Elle pourrait également envisager une restructuration interne stricte pour restaurer sa solidité.
La BCEAO elle-même pourrait imposer un plan plus strict, avec conditions sévères sur les dirigeants, la gestion et le contrôle interne.







