Le rappeur belgo-congolais Damso a surpris ce week-end en publiant une lettre ouverte au président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, dans laquelle il dénonce avec virulence les dérives du pouvoir et la situation dramatique du pays. Sans détour, il y affirme que « la corruption est devenue la langue officielle du pays ».
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Ce texte, partagé sur ses réseaux sociaux, résonne comme un véritable cri d’alarme. Damso y critique une gouvernance qui, selon lui, laisse une majorité de Congolais dans une pauvreté chronique, malgré la richesse du sous-sol national. Il fustige un État où « les voleurs de pain remplissent les prisons pendant que les voleurs du pays écrivent les lois ». Une formule percutante, symbole du désespoir d’une jeunesse congolaise désabusée.
Dans un ton grave mais respectueux, l’artiste précise qu’il ne parle pas en opposant politique, mais « en fils de la République ». Il évoque une justice à deux vitesses, une éducation délaissée, un système de santé inexistant et surtout une absence de perspectives pour la jeunesse. Pour lui, le Congo n’a « plus besoin de promesses », mais d’actions concrètes.
Cette prise de position n’est pas anodine. Elle reflète un ras-le-bol croissant, partagé par de nombreux jeunes Congolais sur le continent et dans la diaspora. Que cette voix vienne d’un artiste mondialement reconnu donne à ce message une portée médiatique importante. Il s’agit d’une dénonciation, mais aussi d’un appel à la responsabilité, lancé depuis l’étranger, mais avec le cœur tourné vers Kinshasa.







