Au Gabon, un sujet sensible refait surface dans le débat public : le rétablissement éventuel de la peine de mort. Abolie en 2010 et jamais appliquée depuis 1985, la peine capitale est aujourd’hui à nouveau évoquée par les autorités dans un contexte de forte émotion populaire après la médiatisation de plusieurs crimes rituels qui ont choqué l’opinion.
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Ce débat, relancé en plein cœur d’une société déjà confrontée à une inquiétude grandissante face à certains crimes violents, a provoqué de nombreuses réactions. Certains responsables publics estiment que la peine capitale pourrait constituer un outil dissuasif fort contre des crimes particulièrement atroces, tandis que d’autres rappellent les risques d’erreurs judiciaires et les implications humaines et éthiques d’un tel retour.
Pour l’instant, les autorités ont évoqué l’idée de confier la question à une consultation plus large, impliquant notamment le Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) et, potentiellement, une consultation populaire. L’objectif affiché est de mesurer l’avis des Gabonais eux‑mêmes sur un sujet qui divise profondément.







