Le Gabon a imposé ce 17 février 2026 une suspension immédiate et indéterminée de l’accès aux réseaux sociaux sur l’ensemble du territoire national, une mesure qui suscite de vives réactions tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Cette décision, annoncée par la Haute Autorité de la Communication (HAC), intervient dans un contexte de tensions sociales croissantes.
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Dans un communiqué diffusé à la télévision publique Gabon 1ère, le porte-parole de la HAC, Jean-Claude Mendome, a justifié cette suspension par la diffusion de contenus jugés « susceptibles d’engendrer des conflits sociaux », ainsi que des publications « inappropriées, haineuses, diffamatoires et contraires à la dignité humaine ». L’instance de régulation a souligné que certaines publications en ligne porteraient atteinte à la cohésion sociale, à la stabilité des institutions de la République et à la sécurité nationale.
Si aucune liste officielle détaillée n’a été fournie par la HAC, des journalistes d’agences de presse ont constaté que Facebook et TikTok n’étaient plus accessibles au Gabon depuis le mercredi 18 février 2026. D’autres plateformes telles qu’Instagram, WhatsApp ou YouTube pourraient aussi être concernées par le blocage ou le filtrage.
Cette décision intervient alors que le pays fait face à une série de mouvements sociaux, notamment une grève des enseignants, commencée en décembre dernier pour réclamer de meilleures conditions de travail et des salaires plus élevés. D’autres secteurs publics, comme la santé ou l’éducation supérieure, ont également menacé de rejoindre le mouvement ou de soutenir les protestations.
Pour de nombreux Gabonais, en particulier les jeunes et les opposants politiques, les réseaux sociaux constituent aujourd’hui un outil essentiel de communication, d’organisation et d’information. Leur suspension a instantanément réduit la capacité de mobilisation et de partage d’informations entre citoyens, ce qui alimente les accusations selon lesquelles cette mesure vise à faire taire la dissidence et contrôler le débat public.







