Le ministre des Affaires étrangères du Togo, Robert Dussey, a récemment déclaré que le pays n’excluait pas la possibilité de rejoindre l’Alliance des États du Sahel (AES), qui regroupe actuellement le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Cette décision dépendra du consentement du Président togolais Faure Gnassingbé et du Parlement national.
A lire aussi : Burkina Faso : Fin des perruques coloniales, place à la justice authentique
Robert Dussey a affirmé que l’objectif principal du Togo est de promouvoir l’autodétermination des peuples africains et de maintenir un équilibre diplomatique entre ses partenaires. En parallèle, le pays continue d’œuvrer pour des relations diplomatiques pacifiques, notamment dans un contexte où les pays membres de l’AES ont choisi de se retirer de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Le Togo, qui a joué un rôle clé de médiateur dans les tensions sous-régionales, pourrait renforcer son influence en intégrant cette alliance.
Au-delà des enjeux politiques, le Togo est un partenaire économique majeur pour les États du Sahel grâce à son port stratégique de Lomé. En 2024, 74 % des échanges du Togo avec l’AES concernaient des marchandises vitales pour ces pays enclavés. Ce lien économique renforce l’importance d’une coopération approfondie entre le Togo et ses voisins sahéliens.
Le ministre Dussey a également affirmé que les populations togolaises pourraient soutenir cette initiative, étant donné l’importance historique et culturelle des liens entre le Togo et ses voisins du Sahel. L’adhésion à l’AES pourrait donc être une nouvelle étape dans la consolidation de la diplomatie régionale togolaise.







